COMMUNICATION N° 13 TER


A propos de " ma " communication n° 13 bis.


Merci aux interlocuteurs qui se sont manifestés.

Je réponds à quelques uns d'entre eux qui, de toute évidence, ont besoin d'être renseignés.

Tout particulièrement à ceux qui veulent rester critiques et qui formulent des réserves, ou plutôt leur scepticisme à propos des témoignages historiques formulés des dizaines d'années après.

Si ce que soutient un de mes interlocuteurs est vrai, on ne peut plus accorder de crédit à tous les témoignages et interprétations historiques.

En ce qui me concerne, à propos du terrorisme de l'OAS et du témoignage que j'ai produit : je fus dans l'obligation de le livrer à partir de 1962, à de nombreux interlocuteurs français et étrangers. Et cela, du Chili à Rome en passant par Madrid, Barcelone, Lisbonne et la France toute entière évidemment.

Depuis cette date, 1962, il m'a été imposé, je ne sais combien de fois, de m'exprimer avec clarté sur ce très grave sujet.

Les propos que j'utilise dans ma communication 13 bis, ne constituent donc pas un capital d'informations décalées, différées et altérées par le temps.

C'est bien une répétition, une redite, d'un argumentaire dont il m'a fallu faire usage pendant pratiquement toute ma vie.

Ce témoignage que je vous ai transmis à travers la communication n° 13 bis, je le dis encore une fois, c'est du rapporté.

En aucun cas ce n'est du réchauffé.

A propos de l'opinion du général SALAN sur cette phase opérationnelle, j'affirme qu'il ne m'a jamais interdit cette opération. Je n'ai jamais reçu l'ordre de l'interrompre. Ni de SALAN, ni de personne d'autre.

A part quelques jérémiades de VAUDREY personne, je dis bien personne, du commandement OAS ne m'a transmis un ordre contraire.

Je rappelle que je fonctionnais au plus haut échelon national du commandement de l'OAS.

J'ai revu le général SALAN à partir de décembre 1968, à Paris, sur sa demande.

Il m'a confirmé son soutien sans réserve pour mon action passée et pour toutes mes décisions. Il a tenu à confirmer son soutien par deux dédicaces au moins :

- la première, que j'ai conservée, vous la connaissez. Je vous l'adresse en annexe une fois de plus.
- La seconde, je la retrouverai bientôt, mais je m'en souviens : " au docteur Jean-Claude PEREZ qui fut toujours près de mois pour le combat de l'Algérie française ".

Encore une fois, je souligne que je ne retire aucune satisfaction particulière de cet épisode de ma vie.

Dans cette mise au point, j'ai tenu à exprimer ce que je ressentais et ce que je ressens encore.

Mais en aucun cas, je ne demande leur bénédiction à ceux qui, en Algérie, furent des spectateurs de notre combat.


Jean-Claude PEREZ
Adhérent du Cercle algérianiste de Nice et des Alpes Maritimes.
Nice le 27 mai 2009