.. et Satan conduisit le bal en Algérie française
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Le docteur Jean-Claude PEREZ " Le sang d'Algérie " aux Editions Dualpha - BP 58, 77522 COULOMMIERS CEDEX
Contribution à l'étude du pourquoi et du comment de l'assassinat de la France Sud Méditerranéenne (Evian 18-19 mars 1962) COMMENT SATAN CONDUISIT LE BAL EN ALGERIE FRANCAISE, GRACE A LA PERVERSION DU PROGRESSISME CATHOLIQUE
Dans le cadre de l'intervention du christianisme satanique dans la guerre d'Algérie, j'ai eu l'occasion d'évoquer, pour votre profit l'affaire ou plutôt la forfaiture du père Jean Fisset. J'évoquais un double témoignage qui m'a été rapporté. Celui du père Marsil et celui du père Balsamo, décédés tous les deux. J'ai personnellement bien connu le père Balsamo qui m'a toujours encouragé dans mon effort d'informer. Qui a lu mes livres, qui les a commentés, et qui m'a fait l'honneur d'assister à mes conférences niçoises. Balsamo était intimement lié à mon grand camarade Gilbert LOPEZ qui était aussi un ami personnel du père Marsil. Gilbert personnalise un témoin d'une fiabilité inattaquable. Je réponds de lui sur ma vie et surtout sur mon âme. Il a tenu à me transmettre ses témoignages manuscrits concernant quelques épisodes de la trahison dont nous fûmes victimes en Algérie française. J'estime de mon devoir et surtout d'une nécessité absolue, de vous les faire connaître en les incorporant à cette étude n° 20. Permettez-moi de vous faire part d'une observation préalable. Lorsque je relis la lettre du père Jean Fisset, adressée à la Revue Algérianiste, je m'interroge de la façon suivante : en quoi l'accusation de complicité avec le FLN peut être considérée aujourd'hui, officiellement, comme infâmante pour celui qui se vante d'avoir été un complice du FLN ? Comme je l'avais souligné dans ma respectueuse réplique du 10 avril 2009, le père Fisset semble ne pas accepter, ou plutôt semble ne plus accepter, l'accusation de complicité avec le FLN. Cela voudrait dire qu'aujourd'hui une fraction du monde chrétien, complice du FLN hier, considèrerait cette même complicité d'hier comme une attitude infâmante aujourd'hui. Si c'est le cas, je lui conseille d'exprimer sa repentance et de solliciter le pardon du Seigneur pour avoir agi en complicité opérationnelle avec les ennemis de la Croix en Algérie française et pour avoir été complice d'assassinats de Français en Algérie. Si ce n'est pas le cas, il doit nous donner acte qu'il a effectivement combattu contre la France et contre la Croix. Attitude qui se situe aujourd'hui au sommet de la hiérarchie des comportements conformes à la bonne morale politique moderne qui ne supporte pas que les défenseurs de l'Algérie française d'hier s'expriment aujourd'hui encore avec foi dans leur combat passé. Morale publique qui ne supporte pas, par exemple, que l'on affirme qu'entre 1530 et 1780, un million d'européens furent réduits à l'esclavage par les musulmans d'Afrique du Nord, d'après le livre de Robert Davis, professeur d'histoire à l'université d'Ohio, aux USA. " La vérité est interdite de nos jours ". Oui nous avons combattu, du mieux possible, abandonnés de tous, contre ceux qui en vertu de la loi du 18 octobre 1999 se sont inscrits officiellement, dans le camp de l'anti-France. Lors de cette guerre, officielle aujourd'hui, qui fut déclenchée contre notre Patrie. Je laisse la parole, ou plutôt la plume, à Gilbert qui exprime la souffrance chrétienne en Algérie française. Souffrance qui l'accable encore aujourd'hui, comme elle m'accable encore moi-même. Ces messages émanent d'un homme sincère et j'ai complété ses textes par de brefs commentaires que j'estime opportun de faire. Toutefois, avant de vous faire connaître ces textes, il me faut vous rappeler quelle fut, dans son expression militaire, la trahison catholique progressiste pendant la guerre d'Algérie. La révolution algérienne, dès son déclenchement, bénéficia en effet d'un renfort inattendu. De la part d'un monde chrétien dévoyé représenté à Alger par de célèbres personnalités. Comme l'archevêque Duval, le curé Scotto, le député-maire d'Alger Jacques Chevallier avec quelques uns de ses collaborateurs les plus proches comme André Gallice, des universitaires de très haut niveau tel que le professeur de lettres de la faculté d'Alger, Mandouze. Et quelques autres. Ils vont s'inclure dans cette révolution et, sans aucune répugnance, ils vont participer à son déroulement opérationnel. Très souvent, leur engagement connaîtra avant tout une expression pragmatique. Des actes, sous la forme d'assassinats collectifs et de terrorisme aveugle. En réalité, ils vont la faire, eux, la révolution. Le député-maire d'Alger mettra sur pied une véritable cellule révolutionnaire algérienne, au sein de son conseil municipal. Et de son personnel administratif. Cette cellule sera constituée en particulier par Lahouel, Kiouane et Lebjaoui, trois de ses collaborateurs à la Mairie. A partir du bureau de Lebjaoui, sera tout spécialement structurée une officine de renseignements militaires pour le bénéfice des terroristes de la zone autonome d'Alger, ZAA. Nous précisons bien : cette officine fut structurée dans les locaux mêmes de la mairie. Y seront préparées de fausses cartes d'identité, techniquement parfaites, pour faciliter la tache des tueurs de la ZAA. Des agents de liaison comme Rabah Adjaoui, recrutés au sein même du personnel de la mairie, se chargeront de transmettre ces précieux documents aux exécuteurs de la Casbah. Le curé Scotto jouera un rôle déterminant dans le déroulement de cette révolution anti-française, en se soumettant servilement aux ordres de Duval, l'archevêque d'Alger. Lorsque, bien avant la guerre d'Algérie, nous étions confrontés à ces prêtres et pratiquants de la nouvelle vague catholique, leurs motivations nous apparaissaient très claires : " l'Eglise s'est toujours compromise avec les forces de la réaction ", soutenaient-ils " il est temps qu'elle s'inscrive dans le camp de la révolution prolétarienne ". En réalité, les pratiquants de cette nouvelle foi jouaient la révolution soviétique gagnante. Ils préparaient un pacte avec ceux qu'ils considéraient comme les nouveaux maîtres du monde, à bref délai. C'était, ou bien des soviets déguisés en croyants, chargés de gangréner le monde chrétien et catholique en particulier ou bien des vaincus, des soumis qui déjà, organisaient, en Algérie, une nouvelle " dhimma ". C'est-à-dire une collectivité subordonnée au bon vouloir d'un nouveau vainqueur. En effet, au moment de la guerre d'Algérie, contre toute logique apparente, ils n'ont pas hésité à revêtir leur adhésion opérationnelle à la révolution mondiale d'un habillage nouveau. Habillage, qui très rapidement, est devenu dominant. Je veux souligner que leur mixage christianisme-communisme va s'enrichir désormais du fondamentalisme arabo-islamiste. C'est cette dernière identité qui va occuper le terrain. Elle va devenir dominante. Il s'est passé en Algérie ce qui s'est passé en Numidie et surtout en Espagne au VIIIème siècle. L'islam, à cette époque, était tout banalement devenu " à la mode ". Parce que certains se sont investis de la mission, au VIIIème siècle, de le mettre à la mode dans le but de vaincre le christianisme romain. Il en fut de même au moment de la guerre d'Algérie. Il en est de même de nos jours, un petit peu partout dans le monde. Ces progressistes chrétiens conduits par Duval, Scotto et d'autres prélats, vont afficher sans arrêt durant cette guerre qui s'est déroulée contre la France, une arabophilie exclusive. Nous disons bien exclusive. Car, évidemment, l'arabophilie n'est pas un défaut, a fortiori n'est pas un crime. Loin de là. Notre imprégnation constante par l'orientalisme aurait dû faire de nous, les Français d'Algérie, un peuple tout particulièrement qualifié pour développer un pont culturel, sentimental et intellectuel entre d'une part le monde arabe et d'autre part le monde occidental. Un pont culturel édifié dans le but de promouvoir, en France, une sécularisation de l'Islam. L'arabophilie exclusive de Duval c'est tout autre chose. Rien n'est bon pour lui de ce qui n'est pas arabe. Pour lui si les Arabes combattent quelqu'un, cela signifie que ce quelqu'un ne vaut rien. Il refusera, officiellement, de célébrer un office à la mémoire de soldats français, prisonniers du FLN, assassinés par leurs geôliers. "Pour ne par heurter les Arabes ", osera-t-il préciser de la manière la plus nette possible. Nous n'avions pas le droit de nous défendre selon les convictions de ces renégats. Notre devoir, pour eux, était soit de fuir, soit de nous laisser tuer, soit de ramper. Pour moi, je l'affirme aujourd'hui encore, tous ces hommes et toutes ces femmes s'identifiaient au type de " l'anti-croisé parfait ". J'aurais dû, dans le cas de ces ennemis déclarés et surtout très efficaces, refuser le respect que j'ai toujours manifesté à l'égard des femmes et des hommes de Dieu, de quelque religion qu'ils fussent. Il était finalement de mon devoir de les abattre ou de les faire abattre. J'ai pris cette responsabilité contre d'autres qui ne s'identifiaient pas, comme eux, à la quintessence de l'ennemi qui faisait la guerre contre la France et qui avait pour vocation de nous faire massacrer. Ce n'était plus des prêtres à ce moment-là. Puisqu'ils applaudissaient au sang versé, pour la seule raison qu'il s'agissait de sang français. Les progressistes chrétiens ont assumé des tâches déterminantes. Ils se chargèrent des transports d'argent, d'armes, de munitions, de bombes. Ils organisèrent des boites aux lettres. Ils ont fait du renseignement pour le compte du FLN, repérant les objectifs à détruire, désignant les hommes à abattre. Le docteur Pierre Chaulet, ainsi que sa femme Claudine, disciples du professeur Mandouze et de l'abbé Scotto, entreposèrent une partie des armes volées par le communiste Maillot, l'aspirant Maillot, dans la villa Pouillon. Celle-ci se situait au Clos Salembier, au Chemin des Crêtes. Sur les hauteurs, à l'est d'Alger. Claudine Chaulet, en personne, utilisa une voiture américaine pour transporter une partie de cet armement en grande Kabylie, dans le secteur de Palestro. C'est elle qui porte ainsi la première responsabilité directe dans le massacre et la mutilation de 18 soldats français tombés lors de l'embuscade du 17 mai 1956. Ce que je voudrais souligner avec force, par le rappel de cette tragédie, c'est la signification hautement symbolique de ce comportement. Celui-ci permet de comptabiliser avec précision la désinvolture criminelle et surtout l'attitude terroriste du député-maire d'Alger, Jacques Chevallier. Je m'explique. La villa Pouillon faisait partie d'un ensemble immobilier à vocation sociale. Ces constructions dépendaient administrativement de la mairie d'Alger. Il est facile de comprendre, même si elle semble compliquée, la nature tragique et surtout hautement criminelle de l'imbrication que voici : le maire d'Alger, anti-communiste, homme des Américains, contrôle administrativement une base militaire, la villa Pouillon en l'occurrence. Il la met à la disposition des catholiques progressistes Pierre et Claudine Chaulet. Ce couple met en pratique sur le terrain les enseignements de ses maîtres spirituels : Duval l'archevêque et Scotto le curé. Ils cachent dans cette villa, utilisée comme base d'opérations, des armes, volées et livrées par des communistes, membres actifs du Parti Communiste Algérien, agissant donc en accord avec le Parti Communiste Français, lui-même soutenu par les Soviets. Ils transportent ces armes en Kabylie, pour les livrer à des terroristes islamo-berbères qui vont les utiliser pour le massacre et la mutilation de 18 soldats français, tous chrétiens. C'était cela la guerre d'Algérie. Un drame pourri, par la trahison de ceux qui étaient manipulés par les stratèges universels du délestage économique du débouché algérien. Guerre d'Algérie qui se révélait comme une phase opérationnelle, un relais tactique incontournable pour le succès plus lointain de leur entreprise : le pourrissement d'abord, puis la dilution territoriale et surtout géopolitico-spirituelle de l'Occident chrétien. Je vous propose de prêter votre attention à 8 lettres transmises par notre frère d'armes, Gilbert LOPEZ. Il a connu intimement, je le redis, les pères Balsamo et Marsil. Il a rencontré le père Fisset à Alger, bien après notre départ d'Algérie. Il a reçu le témoignage personnel du père Marsil qui, contrairement à ce qu'affirme le père Jean Fisset, se rendait occasionnellement à Alger au Boulevard Saint-Saëns, à l'Externat de Notre Dame d'Afrique, où il était hébergé temporairement par le père Fisset. Ce père-blanc, le père Marsil, était un homme sincère et il serait scandaleux de mettre en doute le témoignage qu'il a rapporté et formulé en clair, aussi bien à Gilbert Lopez qu'au père Balsamo. Ce dernier a confirmé, devant moi, le témoignage du
père Marsil. Lui aussi, a rencontré le père Fisset
à Alger, en compagnie de Gilbert Lopez, lors d'un voyage effectué
là-bas, bien après notre départ. Cette anecdote met en évidence le racisme anti-pieds-noirs
qui a été manifesté à maintes reprises par
une fraction non négligeable du Clergé métropolitain
contre des prêtres pieds-noirs. Comment un Harki ainsi qu'une jeune fille musulmane qui aspirait à
devenir chrétienne, ont contribué à sauver la vie
à 2 soldats de l'OAS à l'est d'Alger. Dans le quartier du
Ruisseau qui faisait partie lui-même, du Secteur-Centre d'Alger. Cette lettre évoque le racisme anti-Pieds-Noirs exprimé
par un prêtre isérois. L'ignorance n'est pas une excuse pour
les crimes. Ce crime c'est celui qui fut accompli par certains prêtres
métropolitains qui n'hésitèrent pas à se servir
de leur autorité spirituelle pour induire des attitudes de rejet
de la part d'un peuple métropolitain qui dans son ensemble, ignorait
tout et ignore encore tout du drame de l'Algérie française. Les serviteurs de la Vierge en Algérie, ont été
l'objet de sanctions de la part de la hiérarchie métropolitaine. Parfois des dignitaires du FLN ont rendu hommage au père Marsil,
donc implicitement à l'uvre chrétienne de la France.
Marsil fut un homme sincère. Il nous a transmis une information
à propos du père Jean Fisset et je n'admets pas que sa parole
soit mise en doute quand il prend la responsabilité de raconter
la réalité d'une trahison, telle qu'il l'a observée
à l'Externat de Notre Dame d'Afrique au Boulevard Saint-Saëns
à Alger. LETTRE N° 6 du 13 avril 2009 Des religieuses félouzes d'Algérie Elles ont été complices actives d'assassinats de Français d'Algérie. A Rivet, à Birmanbreïs, à Notre Dame d'Afrique et ailleurs. C'est souvent une église dépravée, une église renégate de la France qui aujourd'hui donne des gages en Algérie aux ennemis du christianisme. C'est déjà une capitulation. Le peuple chrétien de la paroisse de Saint Joseph de Bab El
Oued a réagi d'instinct contre les lettres, dites pastorales de
Duval. Lettres que je qualifie de sataniques. Ces témoignages sont très utiles à connaître. Pour comprendre dans quelle ambiance spirituelle pourrie notre combat s'est déroulé en Algérie française. Imaginez qu'en lieu et place de Duval, il y ait eu à Alger un archevêque qui aurait tenu les propos suivants, au début du mois de novembre 1954 : " La France est en train de vivre en Algérie un drame
dont les conséquences peuvent être tragiques pour l'avenir
de cette terre, pour l'avenir de la France et pour l'avenir de toute la
chrétienté. Je demande aux fidèles de ce diocèse,
que je dirige par la volonté du Seigneur et pour Son Service, d'observer
une détermination sans faille, une détermination empreinte
de courage et de charité. Que Marie, la Sainte Vierge, Reine de France et Patronne de l'Afrique nous aide pour faire de cette terre une province française que le monde entier regardera un jour avec admiration, respect et envie ". Imaginez un évêque comme ça en 1954 ! Mais non. Les suppôts de Satan étaient en embuscade pour assassiner la France Sud-Méditerranéenne. Merci à Gilbert pour son témoignage. Merci à vous tous pour avoir accepté d'en prendre connaissance. Jean-Claude PEREZ |