Etude n° 23
Le docteur Jean-Claude PEREZ
Adhérent du Cercle Algérianiste de Nice et des Alpes Maritimes
Auteur des livres :
" Le sang d'Algérie "
" Debout dans ma Mémoire "
" Vérités tentaculaires sur l'OAS et la guerre d'Algérie
"
" L'Islamisme dans la guerre d'Algérie "
" Attaques et contre-attaques "
aux Editions Dualpha - BP 58, 77522 COULOMMIERS CEDEX
Tel. : 01.64.65.50.23
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NOUS COMMUNIQUE SOUS LE N° 23 L'ETUDE SUIVANTE :
Le 16 septembre 2009, Jean-Marc de SANTI, m'interpellait avec fermeté
et courtoisie sur la thèse de la partition de l'Algérie
française. Thèse que j'ai toujours rejetée. Ainsi
que sur mon rôle supposé dans la mort de LEROY, de VILLARS,
et j'ajoute : dans l'événement qui fut corollaire de ces
drames. Je veux évoquer la mort du capitaine Le PIVAIN.
Cette étude est proposée en deux parties :
- cette étude 23 proprement dite,
- une étude 23 bis.
ETUDE N° 23
1. Je précise tout d'abord, que je ne me souviens pas d'avoir connu
SARRADET.
2. Que je n'ai jamais donné l'ordre de tuer VILLARD, LEROY,
PARRACHINI et SCHAMBIL.
3. Je n'ai jamais été partisan de la solution partitionniste.
J'étais convaincu, et je le suis aujourd'hui encore plus qu'hier,
que la partition de l'Algérie était un piège. Comme
par enchantement, celui-ci fut élaboré à la fin de
l'année 1961, dans l'entourage d'un journaliste parisien Robert
H.
En réalité, il s'agit d'un piège élaboré,
j'insiste, par les services secrets de Matignon. Ceux-ci ont essayé
de lui donner vie par l'intermédiaire du sous-préfet PETITBON,
avec la collaboration opérationnelle du chef de la Sécurité
Militaire d'Algérie.
Celui-ci concentrait entre ses mains le fonctionnement de tous les services
spéciaux, en particulier, les anciennes branches du C.C.I. et B.E.L.
.
Au sein de ces branches, nous avions conservé de sérieux
concours.
4. La solution israélienne dont rêve J.M.D.S, n'était
pas envisageable en Algérie : militairement, politiquement et surtout
spirituellement.
Les juifs d'Israël défendent avant tout, en Palestine, un
rayonnement idéologique et religieux à partir de leur implantation
sur la terre palestinienne. Pour conférer à cette terre
la vigueur d'une terre de rayonnement, après qu'elle ait connu
celle de " terre promise ", ils disposent d'un peuple qui ne
vit en Palestine que pour se battre. Ils disposent de régiments
d'élite, d'un équipement militaire ultra moderne, de services
spéciaux remarquablement structurés et plus que tout, ils
jouissent de l'appui d'un énorme soutien financier international.
Ils peuvent se permettre d'être encore animés d'un esprit
perpétuellement offensif. Je mets n'importe qui au défit
de démontrer que cet état d'esprit pouvait être retrouvé
chez les P.N d'Algérie, en 1961-1962.
Notre population n'aurait bénéficié d'aucun appui
international, population qui au nom du dieu " pétrole "
était vouée au sacrifice, voire à un génocide
éventuel par tous les potentats financiers internationaux.
Quant on fait le constat, sans complaisance, des divisions passées
et surtout des divisions actuelles, qui se manifestent au sein du monde
dit " rapatrié ", il est facile de comprendre avant toute
autre spéculation, pourquoi nous avons perdu l'Algérie.
Un esprit de clocher, chauvin et déstructurant, voilà ce
qui nous gangrène aujourd'hui encore et réduit à
presque 0 notre représentation nationale.
Quoi qu'il en soit, une vérité apparaît évidente
: que les Israéliens le veuillent ou non, par la position politico-spirituelle
qu'ils occupent au Proche-Orient, ils constituent un des premiers bastions
de défense de l'Occident.
C'est comme ça. C'est objectif. C'est mathématique.
Pour l'heure, ils sont les seuls à s'opposer, en effet, avec conviction
et surtout avec efficacité, à l'enseignement universel du
nouveau mein kampf arabo-islamiste : le " mein kampf " officiel
d'Al qaïda, illustré par les Epitres djihadiens. Nous disons
le " mein kampf officiel " d'Al qaïda, mais aussi le "
mein kampf secret " de la majorité des potentats de la finance
arabe qui ouvrent des banques en France et en Europe et dont le fonctionnement
sera conforme aux exigences de la charria.
5. Quand on songe aux participations financières restreintes
que nous ont consenties, sous la menace, certains potentats des oligarchies
financières d'Algérie, quand on les compare à leurs
généreuses participations consenties au bénéfice
du FLN, on ne nourrit aucune illusion sur leur soutien éventuel
si nous avions été tentés par la thèse suicidaire
de la partition.
6 La partition dans l'esprit de ses inspirateurs gaullistes, constituait
dans sa réalité opérationnelle, à regrouper
sur un espace restreint, ce qui survivait des combattants d'Algérie
française pour les anéantir en une seule fois
7 Il n'en reste pas moins vrai que des négociations étaient
engagées entre l'Exécutif Provisoire de Farès et
un secteur de l'OAS.
Entre Jacques CHEVALLIER, l'ancien maire FLN d'Alger, et un clan très
connu de l'OAS, des contacts avaient été mis en route dès
le mois d'octobre 1961. C'est aujourd'hui une vérité de
notoriété publique. De mon poste à la tête
de l'ORO nationale , je me contentais de surveiller ces contacts. Je n'y
intervenais pas. Je contrôlais de loin, ou plutôt je les suivais
au mieux possible.
Bien plus tard, après le cessez-le-feu, du 19 mars 1962, qui officialisa
la défaite de la Vème République devant le FLN, un
secteur du BCR fut l'objet d'un contact de la part de membres de la Wilaya
III, une Wilaya Kabyle. En résumant leur message, voici ce que
l'on nous proposait :
" FARES est un Kabyle ambitieux. Il dispose aujourd'hui de la force
locale, de l'appui de pratiquement tous les combattants de l'intérieur.
Il lui manque l'appui des Pieds-Noirs et surtout de l'OAS pour lui permettre
de damer le pion au GPRA. Transmettez cette information " à
qui de droit " pour agir, si possible, dans la perspective d'une
Algérie occidentale. "
" Qui de droit ", en l'occurrence c'était moi.
Le lendemain du Vendredi Saint 1962, jour de l'arrestation du général
SALAN, j'ai demandé un contact à SUSINI. Il est venu me
rencontrer dans l'un de mes PC. Celui-ci était situé au
boulevard Saint Saëns, au 2ème étage d'un bel immeuble,
dans un appartement que mon confrère GOURGUES avait définitivement
mis à ma disposition. J'y disposais d'une cache, une pièce
entière escamotée, grâce à l'astuce technique
d'un ingénieur des Ateliers Terrin.
Je fis part à SUSINI de ce message émanant de la Wilaya
III et je lui demandai d'en faire le meilleur usage, pour conduire des
négociations avec FARES dans le but de gagner du temps.
Pas de protestation évidemment, mais plutôt un acquiescement
immédiat de sa part. Je n'avais d'ailleurs aucun doute sur ses
réactions éventuelles, car je savais qu'il était
lui-même engagé dans un processus de contacts secrets depuis
des mois.
8. Je lui fis part de mon intention de ne pas participer personnellement
aux négociations, ce qui allait évidemment dans le sens
de SES desiderata puisque depuis des mois déjà, il jouait
seul et n'aspirait qu'à une chose : continuer à jouer seul.
Quel avantage pouvais-je espérer de ces négociations ?
Gagner du temps.
Du temps pour quoi faire ?
9. Pour sauver le maximum d'opérationnels de l'OAS, car ils
" tombaient " avec fréquence, depuis la fin de l'affaire
de l'Ouarsenis. Je rappelle que dans le seul quartier de Belcourt, ou
plutôt le quartier III du secteur centre, le chef de la BAO locale,
le chef du BCR local, et huit opérationnels ont été
tués en opérations, dont quatre dans l'Ouarsenis. Pour sauver
de la capture ou de la liquidation physique ce qui restait de l'appareil
opérationnel de l'OAS, il m'était interdit de baisser les
bras. Il me fallait tenter ce qu'il était possible de tenter.
FARES ne s'y est pas trompé quant il m'a fait transmettre par SUSINI,
ou plutôt selon SUSINI lui-même, le message suivant :
" Surtout, que PEREZ ne s'arrête pas, car c'est la violence
de l'OAS qui en fait pour le moment un interlocuteur valable ".
Je ne me faisais aucune illusion sur l'aboutissement de ces négociations.
Et je considérais comme inéluctable, qu'à un moment
donné, une dernière bataille allait s'imposer entre les
combattants de l'OAS et l'ALN de l'intérieur qui, en dernier recours,
se rallierait au GPRA d'abord et à Ben BELLA ensuite.
10. Cette dernière bataille, c'est à Alger que l'OAS
devait la livrer. Sous la forme de combats de rue, de Saint-Eugène
à Maison-Carré, de Birkadem, Birmandreis, El Biar à
la Méditerranée. Une bataille contre qui ?
Contre l'ALN évidemment et seulement contre elle. Nous ne voulions
pas accepter sans combattre, son installation à Alger.
11. Dans le souci de préparer cette bataille du mieux possible,
j'avais invité plusieurs patrons de la faculté de médecine
d'Alger, à se réunir, pour nous conseiller sur l'organisation
sanitaire et alimentaire de ces derniers combats. Les professeurs CLAUDE,
BOURGEON, DESCUNS et d'autres
tinrent au cours de ce contact, à
me faire part de leurs observations. Cette réunion se déroula
dans le même immeuble où se situait le logement de mon confrère
GOURGUES mais cette fois, dans un appartement du rez-de-chaussée,
chez un autre de mes confrères algérois.
Le professeur CLAUDE qui plus tard, m'a suivi dans mes publications, fut
d'un concours particulièrement précieux dans ce travail
d'intendance et de stockage alimentaire, nécessaire aux combats
de rue que nous prétendions mener dans les meilleures conditions
matérielles possibles.
12. A partir de cette décision de me consacrer à la
dernière bataille, l'OAS connut un paroxysme de violence. Je voulais
donner l'impression d'un " jusqu'au boutisme " perceptible.
Qu'on le veuille ou non, je l'ai fait sur la recommandation de FARES lui-même,
via SUSINI.
Je suis allé jusqu'à transmettre par le relai de notre radio-pirate
un message insistant sur les risques d'épidémie qui menaçaient
au sein des concentrations populaires, privées temporairement du
secours des médecins français.
SUSINI m'a dit en commentaire de cette émission-pirate :
" FARES est affolé devant cette information qu'il interprète
comme une menace camouflée de guerre bactériologique ".
" Avec quoi et comment pourrais-je déclencher une guerre bactériologique
? " lui ai-je rétorqué.
" Ce que j'ai voulu dire, ce n'est que ce que j'ai dit. Cette concentration
de masses populaires urbaines, à Alger et autour d'Alger, est porteuse
d'un risque épidémique très grave ". Je rappelle
tout cela pour souligner à quel point je considérais comme
inéluctable un dernier combat à Alger.
13. Oui, livrer un combat avec le concours de quoi et de qui ?
Au mois d'avril 1962, pendant que se déroulaient des négociations
que j'avais donc approuvées à partir du jour qui a suivi
l'arrestation du général SALAN, je préparai mon effectif
sur le grand Alger, pour l'ultime bataille. Nos forces, diminuées
certes, manifestaient encore du mordant dans trois zones :
- la ZOA (Orléansville + le Haut Chélif)
- la ZEA (Est-Mitidja)
- la ZOM (Ouest-Mitidja)
Il était prévu de les intégrer aux dispositifs encore
vigoureux des sous-secteurs et des quartiers d'Alger. Ces groupes d'action
avaient conservé un mordant encore efficace au niveau de la zone
urbaine d'Alger. Ce dispositif était renforcé évidemment
par ce qui restait des Delta, structure très efficace regroupant
un effectif d'élite qui fonctionnait à l'échelon
du Grand Alger.
Mon but n°1 était de protéger l'embarquement de notre
peuple, femmes, enfants, vieillards, vers des cieux théoriquement
plus accueillants. Nous prétendions nous opposer par les armes
à l'entrée de l'ALN dans Alger en livrant cette bataille
dans les rues de notre capitale.
Dans cette perspective nous nourrissions encore l'espoir de bénéficier
du concours anti FLN d'éléments de l'armée et de
la police.
" Illusion ! " me rétorque-t-on encore aujourd'hui.
Oui, nous avions encore des illusions dans les sentiments de nos militaires,
de nos policiers, des Français en général, des Européens
occidentaux peut-être. Nous voulions livrer un combat à l'ALN,
un combat qui fût symbolique, spectaculaire et messager.
Cette fois, c'était une volonté française et populaire
qui prétendait assurer le sauvetage des femmes, enfants et vieillards
en leur permettant de s'embarquer. Je reconnais que j'envisageais avec
détermination de détruire une partie de ma belle Alger-la-Blanche,
que je ne voulais pas abandonner intacte au FLN.
14. Nous savions que lorsqu'Alger aurait cessé de vivre en
tant que ville française, l'Algérie française serait
définitivement morte. Nous pressentions que la mort d'Alger-la-Française,
allait entraîner une mise en danger de l'identité de la France,
du monde méditerranéen et du monde occidental comme cela
apparaît à l'évidence aujourd'hui.
Mais, survint le cessez-le-feu des Delta d'Alger qui fut décidé
sans me consulter.
Le jour même de cette décision, l'information officielle
est venue conférer, par une abondante diffusion radiophonique,
un impact irréversible à cette décision prise à
mon insu.
Cette information transmise généreusement par les média
a réduit en quelques heures à néant la possibilité
de déclencher ce dernier combat. D'autant plus qu'elle fut appuyée
très rapidement par un communiqué d'ARGOUD, qui, de loin,
faisait remarquer à l'opinion publique la discipline des combattants
de l'OAS, qui, immédiatement, est devenue silencieuse opérationnellement.
ARGOUD aurait dû savoir qu'un ordre d'arrêter les combats
est un des ordres les plus faciles à donner. En tout cas plus facile
qu'un ordre de combattre à outrance.
Ce fut un désengagement soudain et total dans les esprits. Les
terrasses de café se remplirent à nouveau de consommateurs
détendus. Les bouclages de la gendarmerie se firent plus rares
et plus ouverts. L'ambiance paradoxalement, était à la détente.
J'ai évoqué dans mes différents ouvrages, les explications
que j'ai demandées aux uns et aux autres de cette décision
qui consacrait définitivement la mort de l'Algérie française.
J'en obtins suffisamment pour comprendre :
a) que Jacques CHEVALLIER était l'ordonnateur réel du cessez-le-feu
des Delta d'Alger.
b) que je devenais tout logiquement, au même instant, l'empêcheur
de tourner en rond qu'il fallait neutraliser d'urgence.
15. Du jour au lendemain, ce fut une baisse de tonus chez ceux qui,
quelques jours plus tôt étaient disposés à
devenir les combattants de la fin. La nouvelle logique pour moi était
:
a) soit de tenter une élimination physique des responsables du
cessez-le-feu. Mais dans cette éventualité très hypothétique,
la relance opérationnelle était techniquement impossible
à envisager. L'effet lénifiant, démobilisant du cessez-le-feu,
s'était rapidement installé dans l'esprit des plus déterminés.
b) soit de favoriser le sauvetage du maximum d'opérationnels en
renonçant aux sanctions que certains exigeaient contre les responsables
du cessez-le-feu.
Après un ordre du jour que j'ai rédigé, signé
et adressé au commandement militaire théorique de l'OAS
et surtout à tous mes subordonnés de l'ORO, j'expliquai
ma décision de partir en la justifiant. J'avais laissé à
GARDES et aux autres négociateurs un mois pour obtenir des garanties
indispensables selon moi : la constitution d'une force locale européenne
dans les grandes villes d'Algérie pour assurer la protection de
notre peuple. Ces garanties ne m'ont pas été accordées.
Je n'avais donc aucune raison de rester à Alger puisque l'on ne
s'y battait plus. Puisque l'on ne voulait plus s'y battre et que l'on
s'était soumis aux desiderata du FLN. J'ai très vite compris
que j'étais devenu celui dont il fallait amener la tête dans
la corbeille de mariage qui se nouait entre certains négociateurs
et le FLN.
C'est l'un, parmi les plus prestigieux chefs de Delta, Joseph RIZZA
qui est venu me rencontrer un matin, pour me proposer un départ
d'Alger. Je l'avais engagé dans l'action en 1956. Lorsqu'il effectua
sa première opération clandestine, ce fut sous mon commandement
direct et j'étais avec lui lorsqu'il lança sa première
grenade de clandestin.
Qu'est-il venu me dire après le cessez-le-feu ?
" Si tu veux prendre des sanctions, c'est tout de suite qu'il
faut le faire. "
" Des sanctions, dans quel espoir ? " lui ai-je rétorqué.
Et je précisai ma pensée :
" ce serait un désastre pour la population. Je refuse de déclencher
une tuerie entre des hommes qui, hier encore, étaient des frères
d'armes ".
" Alors il faut partir " me dit-il. " Car les autres, vont
te balancer dans les heures qui vont suivre ".
C'est lui, avec la complicité d'un prêtre algérois,
qui organisa mon départ et m'accompagna dans ma première
phase d'exil.
Je fus escorté par tout un effectif opérationnel de l'OAS
commandé par Robert L et son frère, ainsi que par un haut
responsable technique de l'EGA (Electricité Gaz d'Algérie)
qui me véhicula dans un véhicule de dépannage d'urgence
de cette entreprise.
Je n'hésite pas à dire que ceux-là même qui
avaient décidé de ma perte m'ont permis de vivre encore.
Par leur décision d'arrêter le combat au printemps 1962,
en effet, je n'ai pas eu à livrer le dernier combat pour défendre
cette terre d'Algérie.
C'est à eux que je dois la possibilité de défendre
encore le souvenir de l'Algérie française et de sublimer
le combat livré par l'OAS en Algérie, comme l'un des derniers
combats, le plus important, livré par l'Occident.
A SUIVRE
..
L'ETUDE N° 23 BIS SERA TRANSMISE DANS DE RAPIDES DELAIS : Elle sera
intitulée : " LEROY, VILLARD, LA PARTITION ", D'APRES
: "
" Le sang d'Algérie "
" Attaques et Contre-attaques "
Nice, le 20 octobre 2010
J.C. PEREZ
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